Cultural Heritage

Journey through millennia of history. Discover the museums, monuments, and timeless traditions of Tunisia.

Musée du patrimoine traditionnel de Djerba

Musée du patrimoine traditionnel de Djerba

L’ancien musée des Arts et Traditions Populaires a été aménagé depuis 1969 dans la Zaouia de Sidi Zitouni à Houmet Souk au Nord de l’île. Ce monument a été édifié à la fin du XVIIIème siècle par Hmida Ben Ayyed alors gouverneur " Gueyed"de l’île pour commémorer les actes méritoires du Sheikh Abou Bakr Ezzitouni en matière de magistrature et surtout pour avoir consolidé l’emprise du Malékisme dans l’île. Ce musée comprenait dans ses premières collections des échantillons de valeur du patrimoine matériel traditionnel de l’île répartis selon des thèmes dans les différents espaces du monument: les manuscrits dans la bibliothèque de la Zaouia les costumes dans la salle dite El Fnaar les bijoux dans la salle funéraire la poterie non émaillée dans les deux cours de la Zaouia les ustensiles de l’art culinaire traditionnel dans la cuisine de la Zaouia les boiseries dans la salle dite ‘coupole des fantômes’. Une salle ouvrant sur la cour au Nord de la salle funéraire a été ajoutée pour abriter la poterie émaillée ; une reconstitution partielle d’un atelier de potier a été installée dans la citerne et après l’ouverture du musée une reconstitution d’un atelier de tissage a été réalisée pour enrichir l’exposition. Cependant avec le temps il s'est avéré que les conditions climatiques à l'intérieur de la Zaouia ne sont pas compatibles avec l’exposition et la conservation des collections de nature organique.Le nouveau muséedu Patrimoine Traditionnel de Djerba inauguré en décembre 2008 a remplacé l’ancien musée des Arts et Tradition populaires. Le projet a consisté en deux opérations complémentaires : La restauration de la Zaouia en tant que monument présentant des éléments architectechtoniques de valeur et sa réaffectation en centre d’orientation du Patrimoine Traditionnel de l’île de Djerba La construction d’un nouveau musée au voisinage de l’ancien musée destiné à assurer les fonctions muséales nécessaires (accueil conservation et exposition des collections…) et présenter le patrimoine traditionnel de l’île de Djerba avec toutes ses composantes (architecture costumes bijoux agriculture pêche poterie rites et cérémonies…). Les thèmes de l’exposition ont été présentés grâce à des aménagements muséographiques et à un recours simultané à différentes techniques expo graphiques favorisant une visite à la fois agréable et instructive. Les différents espaces de ce circuit se succèdent harmonieusement et guident à une multitude de découvertes riches en images sons et sensations diverses. L’exposition s'articule autour de deux axes principaux qui composent le cycle de vie traditionnel dans lequel l’insulaire vit depuis des temps immémoriaux :Le premier axe consiste à retracer l’insularité dans le domaine de la production en présentant des témoins matériels liés aux principales activités économiques de l’île. Quant au deuxième axe il est centré sur les rituels cérémoniels et les croyances associées.Ce projet reflète une vision muséographique moderne en employant des techniques expo-graphiques (images photographiques à grande échelle maquettes en miniatures ou en dimensions réelles scènes scénographiques éclairage couleurs et des supports audiovisuels (offrant à la visite une dime

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Musée de Guellala

Musée de Guellala

Le **Musée de Guellala** est situé dans le village de Guellala, au sud de l'île de Djerba, en Tunisie. Ce musée est dédié à l’artisanat, à la culture et aux traditions djerbiennes. Il se trouve sur une colline offrant une vue panoramique sur la région.Le musée est particulièrement réputé pour sa présentation immersive des coutumes locales à travers des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne, comme les mariages, les fêtes religieuses, et les activités artisanales telles que la poterie, métier ancestral du village. En effet, Guellala est reconnu pour ses potiers qui utilisent des techniques transmises de génération en génération. En plus de ses expositions, le musée présente des costumes traditionnels, des objets anciens, ainsi que des démonstrations d'artisanat. Le lieu reflète l'authenticité de la vie djerbienne tout en permettant aux visiteurs de découvrir la richesse du patrimoine de l'île.

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Musée de Moknine

Musée de Moknine

Le Musée archéologique et ethnographique de Moknine a été inauguré en 2006. Une partie de l’exposition fait fonction d’introduction au passé antique de la ville et de ses environs. Des vitrines exposent des poteries trouvées dans des chambres funéraires puniques. Une mosaïque du Ve s. trouvée dans des thermes au sud de la ville représente au centre un aurige vainqueur tenant un fouet dans la main et des chevaux symétriques de part et d’autre d’un canthare d’où émergent des palmes symbole de victoire. Une cruche un encensoir à chaînettes un porte-cierge en bronze ont dû faire partie des instruments liturgiques d’une église d’époque vandalo-byzantine.La majeure partie du musée expose des collections se rapportant aux arts et traditions populaires. On y trouve des spécimens de la poterie commune tournée et modelée qui servaient pour la cuisine et l’emmagasinage de l’eau et des denrées liquides céréales épices et féculents. Une autre section montre divers habits traditionnels et bijoux féminins. Ces derniers sont en argent ou en or parfois composés avec des perles du corail et du rubis et les vêtements des fêtes sont brodés de fils d’argent doré (tell). L’habit de base est une chemise au col et à l’ouverture brodés mise sous deux draps noirs ou rouges (khallala) tenus à hauteur d’épaule par des fibules (khlel) et autour de la taille par une ceinture de laine (chemla). La tête est coiffée par un foulard ou une qoufia et un mendil tous deux brodés au fil d’argent doré. Des balgha-s brodées chaussent les pieds.Les vêtements masculins plus simples sont la blouza (blouse) pour l’été et le kadroun pour l’hiver avec un manteau en laine long sans manche appelé burnous. La coiffe est une chéchia avec un turban ou un voile. Les pieds sont chaussés de balgha-s souvent de couleur noire.

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Musée archéologique de Sfax

Musée archéologique de Sfax

Musée archéologique de Sfax Ce musée se dresse au centre de la ville moderne et abrite des collections qui couvrent toutes les ères de l’histoire de Tunisie avec des objets provenant de la ville et de ses environs mais également de sites plus lointains. Il vient de subir un «lifting» qui l’a rafraîchi et a rendu sa visite d’autant plus agréable. L’essentiel des collections est d’époque romaine et provient du site archéologique de Thyna (Thaenae) situé à une douzaine de kilomètres au sud de Sfax ; mais d’autres sites (Taparura – l’ancienne Sfax Louza Mahrès). Les autres civilisations sont également représentées dans ce musée de la préhistoire (des objets en provenance des lointaines steppes de l’Ouest) à la prime ère islamique ou celle plus récente des dynasties locales. Les collections sont exposées dans ce local à deux niveaux selon les normes modernes ; signalétique et panneaux explicatifs en plusieurs langues en rendent la visite plus utile et plus agréable.

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Musée archéologique de Lamta

Musée archéologique de Lamta

Le musée de LamtaLe musée de Lamta créé en 1992 expose une collection d’objets antiques et tardo-antiques qui proviennent du site archéologique de Lepti Minus et ses environs. Le musée est situé dans un jardin clôturé où se trouvent les vestiges d’un ensemble thermal romain des IIIe IVe siècles après. -C.La bâtisse du musée comporte un portique de façade à arcades qui abrite un doliumet des mosaïques chrétiennes de Soukrine (5km à l’Est de Lamta). Ses trois salles s’articulent autour d’une cour intérieure à portiques. La salle de droite comprend des objets puniques trouvés dans des nécropoles dont un sarcophage en bois des poteries communes des céramiques à vernis noir des poteries modelé indice sur l’origine libyque de la population.Les deux autres salles sont consacrées aux époques romaine et byzantine. La première comprend des spécimens d’amphores romaines qui étaient utilisées pour le transport des denrées liquides comme l’huile d’olive le garumet le vin. Les autres sections sont consacrées aux matériaux et techniques de construction aux rites funéraires romains et aux mosaïques tombales chrétiennes trouvées à Soukrine.La troisième salle contient des inscriptions honorifiques et funéraires des mosaïques dont une représentant Vénus Anadyomène entourée par des Amours et une autre des Saisons et un sarcophage chrétien en marbre de la fin du IVe s. illustrant Jésus entre Pierre et Paul.Dans les portiques du jardin intérieur du musée il y a des amphores des fragments de mosaïques provenant d’Uzita représentant des Amours personnifiant des saisons. D’autres mosaïques extraites de la basilique de Soukrine représentent des cerfs et des brebis symétriques de part et d’autre d’une croix latine des mosaïques tombales une épitaphe chrétienne d’un enfant inscrite sur un bouclier en marbre blanc et un autel en grès orné d’une croix monogrammatique en relief.

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Musée du Kef

Musée du Kef

Le musée du patrimoine traditionnel du Kef a été installé dans une partie de l’oratoire d’une confrérie religieuse la Zawia Rahmania. Sa porte d'entrée principale ouvre sur la place de Sidi Ali ben Issa dans la partie haute de la ville.Le musée qui a ouvert ses portes au public le 19 mai 1979 est un musée à vocation ethnographique qui présente des collections diverses se rapportant au patrimoine culturel de la ville du Kef et de ses environs. Une grande salle est consacrée aux bijoux traditionnels féminins. Ces parures corporelles qui sont en argent sont classées en fonction de leur usage correspondant à une partie du corps de la femme : bijoux de tête bijoux de tempe bijoux de poitrine bijoux de taille et bijoux de pieds. Dans cette même salle on peut découvrir également les costumes de la mariée de la ville du Kef au premier et au septième jour de la noce. la deuxième salle est consacrée à la vie bédouine et rurale représentée par une tente érigée au milieu de la salle et meublée par les stensiles de la vie quotidienne des nomades dont des outils de tissage traditionnel. Toutautour de la tente sont exposés les outils nécessaires aux activités agricoles tels que le labour la récolte et les artefacts de laine de mouton poil de chèvre et de chameau. La troisième salle aborde le thème de l’art équestre à traversune selle brodée accompagnée de tous les harnachements et les pièces indispensables au cavalier tels que les chaussures le chapeau le fusil... La quatrième salle est consacrée à la poterie traditionnelle. Elle met en lumière le savoir faire de la femme rurale en l’occurrence des potières traditionnelles de la localité deNebber. Les pièces en terre cuite sont exposées en fonction de leur usage (domestique culinaire etc.) En 1994 les thématiques abordées par le musée ont été enrichies. C’est ainsi que de nouvelles collections ont rejoint l’exposition permanente mettant en lumière entre autres les activités domestiques de la femme kefoise ainsi que diverses activités traditionnelles citadines tels que la forge le salon de coiffure pour hommes et le moulin à grain.

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Musée des arts et traditions populaires Monastir

Musée des arts et traditions populaires Monastir

La région du Sahel tunisien riche d’une nature généreuse et du labeur de ses enfants a très tôt développé des activités artisanales qui complètent substantiellement les ressources prodiguées par la terre ou par la mer et qui pour les articles de luxe contribuent à thésauriser durablement le fruit du travail au quotidien. C’est ainsi que l’artisanat du tissage en particulie celui de la soie et celui des métaux précieux ont-ils tenu des siècles durant le haut du pavé des activités artisanales devant le travail de l’argile celui du bois etc. Tout cela se reflète dans le musée des arts et traditions populaires de Monastir où toutefois le costume traditionnel en particulier celui féminin tient une place de choix.Dans la société traditionnelle en effet on tient le trousseau de la mariée (costumes parures effets domestiques tissés ou objets en cuivre…) comme un «capital-risque» pour les moments difficiles. Aussi en quantité comme en qualité les familles s’emploient-t-elles à doter leurs filles de trousseaux de valeur : les tenues en très grand nombre (par dizaines pour les pièces légères) et pour les costumes d’apparat une très grande richesse de la décoration les broderies étant toujours en fil d’or et d’argent sans compter les bijoux. C’est toute cette richesse qui est exposée au musée des arts et traditions populaires de Monastir.

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Musée de Gabès

Musée de Gabès

Gabès est une grande cité oasienne riche d’un passé plusieurs fois millénaire située au carrefour des principales routes reliant la moitié nord du pays aux profondeurs du monde saharien et véritable portière donnant sur l’arrière-pays berbère retranché dans les austères hauteurs des monts Matmata : autant de particularités qui en font un véritable point de confluences de richesses humaines multiples et variées ; des richesses qui se reflétent avec une particulière éloquence dans son musée ethnographique.Et d’abord le local. Le musée de Gabès occupe les locaux d’un monument historique en l’occurrence une école d’époque mouradite datant de la fin du XVIIe siècle. Il s’agit d’un véritable complexe qui se compose d’une aile pour l’enseignement religieux d’une mosquée et d’une résidence pour étudiants. L’ensemble se distingue par l’harmonie de son architecture sobre et élégante à la fois. Ce local est situé juste à proximité d’un autre monument historique : la zaouia – mausolée du saint patron de la ville Sidi Boulebaba al-Ansari venu d’Arabie avec les premières vagues de conquérants musulmans. Quant au contenu du musée il décline la vie oasienne à travers quatre thèmes principaux : l’artisanat domestique le mariage l’alimentation et l’agriculture. Accessoirement le musée abrite aussi quelques pièces archéologiques : chapiteaux inscriptions sur pierre urnes funéraires etc.

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 Le musée National du Bardo

Le musée National du Bardo

L’inauguration officielle du Musée du Bardo a eu lieu le 7 mai 1888 (Photo de la dédicace) sous l’appellation de Musée Aloui du nom du Bey (roi) régnant à l’époque Ali Bey III (1882-1902). Soixante-huit ans après (mars 1956) il prit le nom officiel de« Musée National du Bardo »qu’il garde de nos jours. Le bâtiment du musée est classé « monument historique » par décret. C’est un palais beylical (royal) du XIXe siècle qui reflète un décor regroupant différentes influences des cultures méditerranéennes de l’époque : andalou-mauresque ottomane avec une influence italienne bien mise en évidence. Avec le projet d’aménagement et d’extension du musée (2009-2012) la superficie a pratiquement doublé avec une nouvelle aile moderne qui se distingue au niveau du rez-de chaussée par un hall d’entrée marqué par la présence de l’imposante mosaïque du Triomphe de Neptune devenue aujourd’hui l’icône du musée. C’est dans le même secteur que se trouve un grand espace réservé aux expositions temporaires. Quant aux collections elles sont d’une grande diversité reflétant toute l’histoire de la Tunisie ; de la Préhistoire à l’époque moderne. Elles sont réparties sur 3 niveaux : le rez-de chaussée et les deux étages qui constituent le palais. La salle de préhistoire en cours d’aménagement exposera un aperçu sur la richesse et la variété des sites préhistoriques et protohistoriques de la Tunisie. Un département numide est dédié aux thèmes des croyances de la religion et celui de l’écriture libyque avec les influences d’autres langues selon les régions comme l’attestent les inscriptions et les sculptures en bas-relief. L’espace réservé au département punique renferme des ex-voto dédiés à Baal Hammon et Tanit les divinités principales du panthéon carthaginois ainsi que des objets en diverses matières en rapport avec le culte punique. À côté de celui-ci se trouve le département des fouilles sous-marines de l’épave de Mahdia dit également le « Trésor de Mahdia ».On y découvre des objets de l’époque hellénistique découverts au début du XXe siècle. Ils sont en bronze en marbre et en bois (bustes de divinités grecques statue en bronze de l’Agôn...). Cependant la collection qui fait la renommée du musée est celle de la mosaïque qui se distingue par sa richesse et sa variété. On y découvre les thèmes qui ont trait aux croyances et à la mythologie (héros mythologiques dieux et déesses) au temps et ses divisions (les saisons : Automne Hiver Printemps Été le calendrier : l’année les mois les jours le cosmos l’astrologie) à la superstition envers le mauvais œil des sacrifices aux dieux aux religions monothéistes (juive et chrétienne). La vie quotidienne occupe une place de choix sur ces mosaïques vie marine : pêche commerce maritime catalogue de bateaux vie rurale : grands domaines villas de plaisance chasse aux grands fauves sport et loisirs etc…) Le Musée expose également une importante collection de sculpture qui anime la salle de Carthage les citernes où sont présentés des saprophages. Quant au département islamique célèbre surtout par les feuillets du Coran bleu et de celui de la Hadhina (la nourrice) il expose la céramique de Raqqada et celle de Qallaline utilisée dans le décor et dans la vaisselle. Le 18 mars 2021 le département des trésors où sont exposées les pièces archéologiques exceptionnelles à l’échelle internationale a été réouvert au public après six ans de fermeture.Aujourd’hui ce département a connu des travaux d’entretien de réaménagement et une nouvelle muséographie et scénographie.En effet la fameuse mosaïque du zodiaque qui représente les 12 signes du zodiaque et les 7 jours de la semaine provenant de Bir Chana (région de Zaghouan) a été restaurée.La célèbre mosaïque du poète Virgile et les deux Muses a retrouvé son emplacement d’exposition d’origine dans ce département. À cela s’ajoutent deux nouvelles salles. Dans la première ont été exposés pour la première fois : le trésor monétaire de Thysdrus (El Jem) qui est d’époque romaine une vitrine d’objets juifs dont les deux clés de la plus ancienne synagogue découverte en Tunisie qui est dite de Naro (Hammam Lif aujourd’hui) une vitrine d’une série de décorations (distinctions) beylicales et le portrait d’Ali Bey le fondateur du Musée. La deuxième salle est consacrée à l’exposition des bijoux puniques et romains ainsi qu’aux coiffes féminines brodées de fils en argent en or de perles et pierres précieuses et semi précieuses d’époque moderne provenant de différentes régions de la Tunisie. Dans les deux autres salles sont exposés entre autres la cuirasse punique (dite d’Hannibal) de Ksour Essef un bas-relief aux Ménades dans l’extase de la danse une statuette du dieu Bacchus enfant et des bas-reliefs de femmes athlètes découverts au site archéologique de Dougga. Une nouvelle salle est en cours d’aménagement et abritera un trésor découvert à Chimtou (Nord-ouest de la Tunisie). Il est constitué de 1647 pièces en or et une en argent trempé dans l’or. Son poids total est d’environ 7.200 kg.Depuis quatre ans le Musée abrite l’événement annuel : Les Nuits du Bardo qui s’organisent au mois de ramadan. Il s’agit de 3 à 4 soirées ramadanesques animées par des artistes et troupes tunisiens.Un point de vente d’ouvrages et de produits culturels dérivés trois boutiques d’artisanat et deux cafés l’un à la mezzanine et l’autre dans le jardin andalou du musée sont à la disposition des visiteurs. Parmi les autres services mis à la disposition du public l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle et l’Institut National du Patrimoine ont deux nouveaux produits : l’application ” Bardo UP ” de Réalité Augmentée sur Smartphone et tablettes destinée aux amateurs des nouvelles technologies et des objets imprimés par laser reproduisant des mosaïques et des sculptures consacrés aux aveugles et aux malvoyants consistant en. Le téléchargement de cette application est disponible dans Play store.

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Musée d'El Jem

Musée d'El Jem

Créé en 1970 et agrandi en 2002 le musée d’El-Jem réunit deux corps organisés autour de deux patios donnant sur des salles d’exposition désignées du nom des pavements de mosaïque qu’elles abritent. Il a été aménagé à l’emplacement d’une villa romaine dont il restitue l’organisation spatiale. C’est un bâtiment qui présente un plan type de maison méditerranéenne avec une cour centrale et une disposition des pièces autour d’un péristyle. Là sont exposés des objets – sculptures tableaux en mosaïque céramique etc. – provenant de campagnes de fouilles menées aussi à bien Thysdrus que dans ses environs. D’autres objets ont été découverts à la faveur d’opérations diverses de fouilles et de découvertes fortuites dont de nombreux éléments architectoniques qui entraient dans la décoration des somptueuses demeures et édifices publics thysdritains en particulier les beaux et éblouissants pavements de mosaïque qui comptent parmi les plus beaux de l’Antiquité romaine dont le pavement de« la procession dionysiaque » « le couronnement de Dionysos en présence d’un Silène ivre » la mosaïque de «Silène ivre » la mosaïque d’«Orphée » le pavement des «Muses » et celui de « l’échec à l’envieux ». Certaines pièces aujourd’hui fort connues mais sont de longue date déposées dans d’autres musées en Tunisie au musée national du Bardo au musée national de Carthage au musée archéologique de Sousse et au musée de Mahdia et à l’étranger. Outre la mosaïque le musée expose en vitrine de façon permanente un mobilier composé de pièces de tous genres qui à leurs manières éclairent la culture matérielle des Thysdritains. Il s’agit de pièces et d’ébauches d’outils divers et de matières différentes à usage multiple qui illustre de manière très éloquente la richesse et la diversité de l’artisanat de l’époque romaine. La collection de sculptures d’El Jem contient une cinquantaine d’objets constitués de bustes têtes statuettes statues complètes et bas-reliefs. Ils représentent des empereurs des impératrices des divinités masculines et féminines. Une grande partie est exposée dans les salles et jardins du musée l’autre ensemble est réparti entre le musée de Sousse le musée du Bardo le musée de Leiden et celui du Louvre. Le musée donne accès à un « parc archéologique » comprenant les vestiges de trois villas la maison du paon l’une des plus importantes villas du quartier sud-est de la ville la maison des dauphins qui tire son nom de la mosaïque qu’on y a trouvée représentant des dauphins et la Sollertiana domus qui doit son nom à une inscription sur mosaïque de seuil encore en place. Cette maison a par ailleurs livré la mosaïque de la « damnatio ad bestias » figurant des esclaves au teint clair probablement des prisonniers germains achetés pour être livrés aux bêtes. A côté de ces domus la somptueuse maison dite d’Africa. Découverte dans les années 1990 est constituée d’une grande demeure ainsi que d’un ensemble thermal sur une superficie de 3 000 m². C’est une reconstitution d’une partie de la demeure réalisée sur l’emplacement d’une ancienne nécropole. On y trouve une ornementation faite de plaques d’imitation de marbre de différentes couleurs disposées sur les murs de certaines pièces ainsi que des peintures et surtout de mosaïques dont le répertoire iconographique de la mosaïque d’Afrique représentent deux allégories géographiques avec un pavement dédié à la déesse Africa et un autre à Rome et ses provinces.

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Musée de Nabeul

Musée de Nabeul

Le musée de Nabeul créé en 1984 abrite des objets archéologiques provenant de toute la région du Cap Bon. Un espace est dédié au sanctuaire punico-romain de Thinissut (Bir Bou Regba) découvert en 1908 consacré à Baal-Saturne et Tanit-Caelestis. De remarquables statues de terre y ont été exhumées. Les statues féminines représentent « l'omnipotente Tanit ». Dans le temple de Thinissut Tanit était adorée sous une triple forme: africaine représentée avec la tête de lion (léontocéphale) orientale dressée sur un lion et gréco-romaine représentée en nourricière allaitant un enfant. Par leur nombre et leur taille ces statues de terre cuite sans équivalent dans la sphère phénico-punique se prévalent d’être la découverte la plus impressionnante. Le sanctuaire a livré également des documents épigraphiques notamment la dédicace néopunique à Baal et à Tanit et celle à Auguste Deo faite par des négociants citoyens romains de Thinissut qui compte parmi les plus anciennes inscriptions latines d'Afrique (fin du1er s. av. J.-C.). Parmi les pièces attrayantes les belles mosaïques provenant de la somptueuse maison des Nymphes (Nymfarumdomus) à Neapolis: une qui représente deux coqs affrontés de part et d’autre d’une amphore remplie de pièces d’or révélant la richesse du maître des lieux et d’autres qui relatent des épisodes de la mythologie grecque (l’ambassade de Chrysès prêtre d’Apollon auprès du roi grec Agamemnon; le bain des nymphes dans la source Hippocrène; l’épisode de Philoctète blessé et abandonné sur l’île de Lemnos et auprès de lui sont posés des arcs et le carquois qui le lui a légué Héraclès ;Poséidon sauvant la nymphe Amymoné). Ces scènes représentées sur des mosaïques du IVème s. ap. J.-C. et qui s’inscrivent dans un contexte athénien du Vème s. av. J.-C. trahissent le raffinement et la grande culture classique du propriétaire de la demeure à l’époque romaine tardive. On remarquera à l’entrée du musée une grande mosaïque marine de Sidi El-Mahersi représentant des pêcheurs en barque cortèges de Néréides sur des monstres marins rivages avec des pêcheurs à la ligne etc. D’autres mosaïques proviennent de Kélibia; on appréciera en particulier celle qui illustre un épisode de la légende de Marsyas et d’Apollon et celle du cordonnier où l'image et le texte évoquent l'adage connu: « Cordonnier pas plus haut que la semelle ! ». Le musée renferme aussi quelques stèles romaines ainsi que deux statues impériales en marbre blanc provenant de Korbous. Le Cap Bon constitue un milieu favorable à l’industrie des salaisons grâce notamment à l’abondance du poisson bleu. Une salle a été consacrée à la présentation des résultats de la fouille d’un quartier de fabriques de salaison à Neapolis à la production et au commerce du garumet des salsamenta en Méditerranée et en Tunisie. Grâce aux vestiges osseux de poissons l’archéo-ichtyologie permet de dresser la liste des espèces utilisées pour les salaisons et les sauces.

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Musée national d’art islamique de Raqqâda

Musée national d’art islamique de Raqqâda

Le Musée National des Arts Islamiques de Raqqada-Kairouan est installé dans un ancien palais présidentiel transformé en lieu culturel et éducatif le 14 novembre 1986. Le musée de Raqqada est le plus grand musée consacré aux collections d’objets islamiques en Tunisie. Il renferme des trésors de notoriété internationale exposés dans sept salles distribuées au rez-de chaussée et à l’étage en plus d’une salle pédagogique destinée à l’éducation muséale). Les collections sont réparties comme suit : Au rez-de-chaussée : La salle de la grande mosquée qui abrite des éléments en bois provenant de ce prestigieux lieu de culte tels que des frises décorées de motifs et épigraphiques qui faisaient partie du plafond. On y trouve également une porte de la maqsoura de l’émir ziride Al-Muizz ibn Badis ainsi qu’ une superbe maquette en bois réalisée à l’échelle 1/50° représentant le monument dans son ensemble.La salle des céramiques et du verre qui abrite des objets remontant aux époques fatimide hafside et ottomane livrés par les fouilles effectuées dans les sites de Raqqadah et de Sabra al Mansouriyah ; ceux de l’époque aghlabide sont caractérisés par l’usage du reflet métallique et de l’écriture coufique archaïque et par les zoomorphes et anthropomorphes stylisés. Cet espace présente aussi d’une collection de carreaux de céramique d’Iznik colorés en bleu remontant au XVIe s et de carreaux fabriqués dans les ateliers de Qallaline à Tunis datant du XVIIe s.A l’étage : La salle des mosaïques où sont exposées de rares mosaïques islamiques provenant de Raqqada et de Mahdia.La salle des inscriptions lapidaires qui abrite deux cadrans solaires des inscriptions commémoratives et des stèles funéraires plates prismatiques et des colonnes provenant du cimetière de Kairouan. La salle des manuscrits qui renferme une riche collection de feuillets de coran sur parchemin appartenant à la bibliothèque de la Grande mosquée de Kairouan témoignant de l’évolution des styles d’écriture et d’ornementation (du IIle H./VIIIe ap. J.C. au VIIIe H./XIV siècle ap. J.-C. La pièce maîtresse est sans conteste le fameux parchemin bleu. On y trouve aussi de somptueux spécimens de reliures en cuir rehaussées de décors floraux et géométriques dont certains remontent au IXe s. ap. J.-C. ainsi qu’une remarquable collection de Corans et de livres d’exégèse et de hadith qui se distinguent par la qualité de leurs enluminures.La Salle des bronzes (dite salle de la coupole): elle abrite des objets en bronze et une série de lanternes remontant au Moyen-âge dont la lanterne d’Al-Muizz ibn Badis qui éclairait la Grande mosquée des figurines zoomorphiques décoratives et surtout des instruments chirurgicaux. La salle des monnaies et des poids conserve une importante collection de pièces de monnaie remontant aux époques aghlabide fatimide hafside et ottomane et retraçant l’histoire économique de l’Ifriqiya durant plus de six siècles. Une vitrine est consacrée aux poids à peser.

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